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1 Biographie 1.1 Enfance et carrière politique 1.2 Élection à la mairie de Paris (mars 2001) 1.2.1 Contexte 1.2.2 Premier tour 1.2.3 Second tour 1.2.4 Analyse de la victoire de la gauche à Paris 2 Prises de position 3 Paris sous Bertrand Delanoe (2001-2008) 3.1 Les projets phares 3.1.1 Réduction de la circulation automobile et de la pollution 3.1.2 Logements sociaux et espaces verts 3.1.3 Petite enfance 3.1.4 Culture et évènements festifs 3.2 Autres réalisations et projets 3.3 Gestion de la mairie 3.4 Polémiques avec l’opposition 4 La candidature de Paris aux jeux Olympiques 5 Liste des fonctions et des mandats 5.1 Fonctions politiques 5.2 Mandats nationaux 5.3 Mandat locaux 5.4 Autres 5.5 Distinctions 6 Ouvrages 7 Notes et références de l'article 8 Voir aussi 8.1 Bibliographie 8.2 Articles connexes 8.3 Liens et documents externes
Bertrand Delanoe
![]() Bertrand Delanoe, le 29 mai 2007. |
Paris sous Bertrand Delanoe (2001-2008)Les projets pharesRéduction de la circulation automobile et de la pollutionPoursuite de la mise en œuvre et de la finalisation du projet de tramway lancé en décembre 2000 et finalement construit sur les boulevards des Maréchaux (XIIIe, XIVe, XVe arrondissement) intégré en tant que T3 au réseau, doublant la capacité du tronçon du bus PC. Après onze ans d'études et trois ans de travaux, il est inauguré en décembre 2006. Mise en œuvre d'une nouvelle étude au côté du STIF et de la RATP pour étendre ce tramway entre la Porte d’Ivry et la Porte de la Chapelle voire jusqu’à la Porte d’Asnières [7]. Augmentation du nombre de pistes cyclables, de couloirs protégés (« en site propre », selon le terme légal) pour les bus, vélos, taxis et véhicules d'urgence (pompiers, police, ambulances, Samu, etc.). Création en 2007 du Velib, un système de location de vélos en libre-service sur le modèle utilisé dans plusieurs villes de provinces comme Lyon ou La Rochelle. Interdiction temporaire de la circulation sur certaines portions des voies sur berges (plusieurs dimanches de l'année et un mois pendant l'été à l'occasion de Paris-plage), suppression de plusieurs axes rouges, piétonisation de certains quartiers. Stationnement : de nouveaux tarifs résidentiels (à 0,5 euro par jour) ont été instaurés en 2001 pour inciter les résidents à moins se déplacer en voiture. Depuis 2006, plus de 12 000 places de parkings souterrains non utilisées de l'OPAC sont proposées à la location aux riverains, à des tarifs préférentiels. Dans le même temps, de nombreuses places de stationnement de surface ont été supprimées. Si la baisse de la pollution automobile à Paris est constante depuis 1998, en raison des progrès de l'industrie automobile notamment, une étude de l'organisme scientifique Airparif (organisme francilien chargé de mesurer la qualité de l'air) sur l'impact de la politique des transports sur la qualité de l'air faisait état en décembre 2006 d'une baisse de 32% de la pollution de l'air en 5 ans (période 2002-2007) dans la capitale, liée à la fois à l’amélioration technologique des véhicules (carburants plus propres, moteurs moins polluants) mais aussi à la maîtrise des flux automobiles (6%)[8]. Adoption en octobre 2007 d'un plan climat territorial prévoyant de réduire en 2020 de 30% les émissions globales de gaz à effet de serre et la consommation énergétique par rapport à 2004 [9]. Logements sociaux et espaces verts Bertrand Delanoe exprime dès son entrée en fonction la volonté d'amener l'équité et la transparence dans l'attribution des logements sociaux. Il met ainsi en place des commissions composées d'élus et de représentants d'associations impliquées dans le logement chargées d'attribuer les logements disponibles en fonction de critères prioritaires. Selon un article de Valeurs actuelles du 15 juillet 2005, des failles demeurent cependant dans l'attribution ou l'occupation des logements sociaux citant les cas de Patrick Dupond ou encore de Valérie Lang, fille de Jack Lang, ce que confirma le chef de cabinet de Jean-Yves Mano, l’adjoint au logement de la mairie de Paris tout en assurant n’y être pour rien [10] Mise en place d'un nouveau plan Local d'Urbanisme prévoyant l'aménagement d'un nombre minimum de logements sociaux (25%) dans les nouveaux programmes immobiliers de plus de 800 m². Rachats par préemption [11] d'immeubles entiers dans les quartiers de l'ouest parisien afin de tenter de diminuer le déséquilibre géographique de logement social avec l'est de la capitale. En juin 2006, le maire tente de faire voter le déclassement d'une partie d'un espace vert protégé, en l'occurrence le parc Sainte-Périne dans le 16e arrondissement. Il s'agissait de construire sur environ 6% de sa superficie (correspondant à la partie boisée autour du parc dans l'enceinte de l'hôpital Sainte-Perrine) un ensemble immobilier de 210 logements déclarés « à vocation sociale » dont la moitié destinée au personnel de l'AP-HP, des cadres administratifs aux infirmières. Ce projet suscita la mobilisation des commerces, des riverains, des écoles proches, du conseil de quartier et de celui d'arrondissement ainsi que de la Ligue de protection des oiseaux. Cette opération de promotion immobilière fut finalement mise en échec par la conjonction d'un vote de l'UMP, de l'UDF et des Verts parisiens. Ce rejet provoqua des commentaires acerbes d'Alain Lhostis, adjoint (PC) de Bertrand Delanoe, à l'encontre des riverains du parc (il parla de la « satisfaction égoïste de quelques riverains privilégiés ») et des Verts (coupables de « misérables petites manœuvres politiciennes »)[1]. Le 23 juin 2006, lors du Conseil de l'AP-HP, c'est en tant que président suppléant de Monsieur Delanoe que Monsieur Lhostis présenta et fit adopter un nouveau vœu (un vœu pour soi-même) afin de demander à la Mairie de Paris d'annuler le vote du 12 juin et de rendre constructible cet espace vert protégé [2]. Inscription dans le budget d'un financement de 4 000 logements sociaux à construire ou aménager par an dans Paris durant la mandature. Selon le bilan (contesté) de la mairie à fin 2005, un total de 18 622 logements en 5 années aurait été financé comprenant la réfection de logements anciens. Prioritée donnée dans le budget 2008 au financement de la construction de 6 000 logements sociaux sur l'année (ce qui serait une progression de 28% par rapport à l'année précédente). À 3 mois des élections municipales de mars 2008, cette mesure est considérée comme un gage accordé aux verts et au parti communiste qui réclamaient la construction de plus de 9?000 logements sociaux par an [12]. Cession d'immeubles notamment en 2002 à l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) dans le XVIe arrondissement (22, rue Wilhem) afin de loger son personnel (à charge pour cette dernière de ne pas renouveler les baux à leur terme, de rompre ceux indûment renouvelés par l'ancien bailleur ou de proposer le rachat de leur appartement aux anciens locataires). Opposition au projet de construction du nouveau Tribunal de grande instance (considéré par Bertrand Delanoe comme étant à l'étroit sur l'île de la Cité), à Tolbiac (13e), la mairie préférant Masséna (13e aussi), afin de préserver le nombre de futurs logements et la taille d'un espace vert d'un seul tenant. Immeubles insalubres : engagement du maire de Paris de faire disparaître tous les immeubles insalubres de la Ville d'ici fin 2007, dont au moins 1 000 immeubles catalogués comme taudis (en 2005, 136 étaient en voie de réhabilitation et six réhabilités). Durant l'été 2005, après que deux immeubles ont brûlé dans Paris, causant la mort de nombreuses personnes, sa politique du logement - notamment sa lutte contre les immeubles insalubres - est remise en cause. Bertrand Delanoe a répliqué en accusant l'État qu'il juge responsable des délais légaux imposés pour prendre en main les immeubles insalubres privés, et dont il critique le manque d'engagement sur cette question. En septembre 2005, une crise politique au sein de la majorité municipale éclate à propos des solutions d'urgence à mobiliser contre l'insalubrité suite à l'adoption de cinq vœux et amendements du PC et des Verts obtenus par le soutien des votes de l'UMP. Christophe Girard, initiateur de la Nuit Blanche et adjoint à la Culture, quitte alors les Verts pour rejoindre le PS jugeant que les « votes convergents avec l'UMP » signaient, pour les Verts parisiens, la rupture de leur « engagement majoritaire ». Le débat est clos par la décision d'augmenter le nombre de logements dévolus aux personnes habitant des immeubles insalubres, et par le reclassement de 500 logements de la ville actuellement classés en logement intermédiaire. Petite enfance En janvier 2002, dans un discours intitulé "Communication l'enfant dans la ville", Bertrand Delanoe remarquait qu'un enfant de moins de trois ans sur trois à Paris ne bénéficiait d'aucune solution de garde financé par les pouvoirs publics (tout mode de garde confondu que ce soit en crèche, en halte garderie, à domicile, en milieu scolaire ou auprès d'une assistante maternelle). Plusieurs mesures furent alors prises dans le domaine de la petite enfance. Aménagement d'une crèche au sein même de l'hôtel de ville dans les anciens appartements privés du maire de Paris (plus de 1?000 m² avec un jardin privatif), Bertrand Delanoe préférant continuer d'occuper son logement personnel. Engagement de livrer pour mars 2008, 5 200 nouvelles places de crèche et de halte-garderie à Paris (3 212 places ont été créées à fin mars 2006). Cependant, les effectifs du personnels sont jugés insuffisants par les représentants syndicaux CFTC, CGT, FO, UNSA du personnel de la petite enfance, qui réclament en 2006 la création de 1300 postes alors que la mairie affirme avoir généré 1000 emplois supplémentaires depuis 2001 [13]. Un rapport de la Chambre régionale des comptes, en décembre 2006, observe que les effectifs réels consacrés à la petite enfance sont inférieurs aux effectifs budgétaires, significatif d'une pénurie d'agents qualifiés pour accueillir les jeunes enfants, « accentué par des mouvements sociaux et un taux d'absentéisme élevé » [14] même si les effectifs municipaux semblent permettre le respect des normes d’encadrement dans les établissements [15]. Le même rapport observe que la « gestion des ressources liées à la petite enfance est entâchée de 2 anomalies significatives » notamment le fait pour la Ville de Paris d'accorder à ses agents des tarifs privilégiés pour l'accueil de leurs propres enfants dans les établissements municipaux constituant ainsi une pratique illégale méconnaissant le principe d'égalité devant le service public [16]. Création d'une allocation municipale d'aide aux familles monoparentales et n'étant pas titulaires de l'allocation parent isolé (API) [17] Suppression en janvier 2004 de l'Allocation Paris Petite Enfance (APPE), une allocation universelle (sans condition de ressources) qui était destinée aux ménages ou aux familles monoparentales, quelque soit leurs revenus, ayant recours à une nourrice à domicile, faute de place en crèche. Elle est finalement remplacée en octobre 2004 par une nouvelle mouture appelée PAPADO (Paris petit à domicile) [18], soumise à condition de ressources et excluant les enfants gardés par une assistante maternelle agréée. Cette nouvelle mouture basé sur des critères de revenu global, réduisant ainsi le nombre de bénéficiaires, permet à la ville, selon l'APEGE (l'association de parents employeurs de garde d'enfants), de diminuer substanciellement sa participation financière par rapport à l’APPE [19]. Augmentation des aides au logement (dorénavant accessibles dès le 2e enfant et non plus le 3e) et création d'aides au paiement des factures d'électricité et de gaz, accordées sous conditions de revenus [réf. nécessaire]. Refuse d'organiser un service minimum de garde des enfants dans les écoles en cas de grève des enseignants comme le propose en 2008 le ministre de l'éducation nationale Xavier Darcos estimant que les fonctionnaires de Paris seraient des casseurs de grèves des fonctionnaires nationaux [20] Le rapport de la chambre régionale des comptes d'Ile de France observe en décembre 2006 que la proportion d'enfants gardés par un employé à domicile était plus élevé à Paris qu'au niveau national mais qu'entre 2001 et 2005, en se basant sur les chiffres fournis par la ville de Paris, le taux de service public en termes d'accueil de la petite enfance était passée de 65,27% en 2001 à 64,67% en 2005 et était estimé pour l'année 2006 à 67,10% [21]. Culture et évènements festifs Instauration en décembre 2001 de la gratuité pour les collections permanentes de ses 15 musées municipaux (Petit Palais, musée d'Art moderne de la Ville, musée Carnavalet, musée asiatique Cernushi, etc.) [22]. Lancement de la construction de 2 médiathèques dans Paris (Marguerite Yourcenar rue d'Alleray dans le 15e et Porte de Bagnolet dans le 20e). Nouvelles manifestations festives comme la mise en place d'une plage géante sur les bords de la Seine (Paris-Plage), ou la Nuit Blanche dédiée à l'art contemporain [23]. Plan annuel de restauration d'Eglises appartenant à la Ville [réf. nécessaire]. Cofinancement des travaux de l'église Saint-Sulpice et de la tour Saint-Jacques en partenariat avec le ministère de la Culture pour moitié chacun (projet de restauration déposé en 2000 par l'architecte en chef des bâtiments historiques de France mais acté en 2006). Création en janvier 2002 d'une Mission Cinéma [24] pour préserver l’exception culturelle parisienne en ce domaine et relancer une politique de soutien en faveur du cinéma, dans le cadre d’une concertation entre la Ville de Paris et l’État (Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France et le Centre national de la cinématographie), autour des salles indépendantes, de l’éducation au cinéma, des événements festifs, du forum des images et des tournages à Paris. Dans ce cadre, le réaménagement du Forum des Images (fondé dans les années 60) et l’installation de la bibliothèque François-Truffaut au Forum des Halles s’inscrit dans le projet de « rue du Cinéma » que devrait former le nouvel ensemble Forum des Images, bibliothèque et complexe UGC Ciné Cité [25] . Désengagement du « Festival du film de Paris » (dirigé par Louisa Maurin via sa société LM Festivals, celle-ci avait été félicitée pour son travail et sa bonne gestion par Bertrand Delanoe en avril 2001) [26] et mise en place d'un nouveau festival du cinéma intitulé « Paris Cinéma » après avoir échoué à acquérir le label « festival du film de Paris ». Suppression de la subvention municipale au festival de danse de Paris. Projet d'aménagement des anciennes Pompes funèbres au 104 rue d'Aubervilliers (19e). Aménagement du théâtre de la Gaieté Lyrique (3e arrondissement), dédié aux arts numériques et musiques électroniques. Rachat en mars 2001 de la Maison des Métallos (11e) [27] (ancien siège de la CGT), pour en faire un lieu dédié au spectacle vivant, dirigé par Gérard Paquet. Création de la « Cité de la Mode et du Design » dans les anciens bâtiments des Magasins Généraux (13e arrondissement), appelés "Docks en Seine" [réf. nécessaire].. Co-financement de la « Maison du hip-hop » dans le 10e arrondissement [28] Instauration dès 2001 d'une enveloppe de 1 euro par an par arrondissement et par habitant (proportionnelle à la population de l'arrondissement) pour des actions culturelles locales (expositions, festivals, projections…). |